4.2. L'éducation à la pêche et à la nature

Il y a trois sentiments primaires vis-à-vis de la pêche qui prévalent quand on en parle aux enfants :

  • est-ce que ça fait mal aux poissons ?
  • c'est dégueulasse quand on les prend en main.
  • (et si le sentiment précédent n'est pas trop fort) c'est génial !

Quelle est la réaction la plus cohérente lorsque des enfants ont des questions aussi précises et empruntes de préjugés négatifs mais néanmoins de bon sens? Leur expliquer que le poisson a peur mais pas mal, que c'est parce qu'il est gluant qu'il peut nager et survivre aux maladies et que, pour que ça reste génial, il faut prendre des précautions.

Alors, les Anglais ont créé les écoles de pêche (après avoir créé les écoles de foot, de rugby, de cricket, ...)

On y dispense un apprentissage bio-éthique du milieu aquatique et de la pêche responsable.

Ça rassure, ça éduque et ça prolonge le plaisir au fil des générations.

Il est en outre vivement conseillé de se fournir un kit de soin pour les poissons, consistant en un produit désinfectant et de lingettes permettant de nettoyer les blessures des poissons.

La plupart des fishieries obligent aussi, et pas seulement en concours, à se munir de deux bourriches: une pour les petits poissons blancs et une autre pour carpes et poissons plus gros. Les plans d'eau spécialisés dans les carpes spécimens obligent le pêcheur à utiliser une tapis de réception, un sac de transport et des bourriches adaptées pour la remise à l'eau des bestiaux, étant donné que le no-kill est un geste naturel, les sanctions sont à la hauteur de la rigueur.