La pêche au waggler

Historiquement

La pêche à l'anglaise porte ce nom car c'est une des premières méthodes de pêche que les britanniques ont développée pour pêcher dans les rivières, canaux et les cours d'eau à courant.

Inversement, les anglais appellent "notre" pêche à la longue canne: "continental fishing"

La première technique utilisée était celle de la pêche au stick. Le stick est un flotteur relativement long au corps effilé et à l'antenne arrondie et courte (dans la masse du corps).

Contrairement au waggler, dont on parlera plus tard, le stick est attaché à la ligne comme un flotteur au coup par 3 bagues en silicone.

Sa forme allongée lui permet de rester droit lors de la dérive imposée par le courant du cours d'eau pêché.

Le fait que la bannière ressorte par le dessus du flotteur permet au pêcheur de maîtriser la dérive et la tension de la bannière en tenant sa canne haute.

D'où l'existence depuis longtemps des cannes à lancer longues dites "à l'anglaise".

 

 

Stick et moulinet capoté.

Ces flotteurs stick ne sont pas forcément lourds mais doivent quand-même être lancés à 15 ou 20 mètres pour atteindre le coup, c'est la raison pour laquelle les anneaux sur les cannes à l'anglaise ont des pattes très longues afin que le déroulement du fil au lancer ne soit pas entravé par la canne en elle-même. Ce type d'anneau permet aussi d'éviter au fil de "coller" à la canne.

Ils sont de plus en plus rares mais les moulinets capotés, dont la technique de lancer libère complètement le fil de la bobine et rend le risque d'emmêlage quasi nul, sont encore en Angleterre plus qu'utilisés pour la pêche au stick. La pêche au waggler les rend fastidieux à pêcher car ils ont rarement une vitesse de bobinage suffisante lorsque l'on pêche au-delà de 20 mètres.

Une technique dérivée de cette pêche au stick est celle de la bolognaise, plus que probablement inventée par les italiens. Les différences sont une canne à lancer plus longue ( de 5 à 8 mètres) et des flotteurs au coup plus lourds.

 

 

La pêche au stick

Il s'agit d'une technique qui est aussi adaptée à la longue canne qui s’appelle pêche à passer (vous entendrez aussi "à la longue coulée" ou "à la dérivante")

Le but étant de présenter une esche aussi naturellement que possible sur la zone amorcée ou agrainée, et de provoquer ainsi l'attaque du poisson.

La plombée de la ligne est donc à l'avenant de l'objectif et sera étalée et régulière, progressive ou pas (mêmes plombs sur toute la longueur de la ligne.

La longueur de la ligne (lors de la prise de fond) fera en sorte que la dérive de celle-ci présente l'esche à ras du fond ou légèrement traînant.

Les plombs sont disposés plus ou moins régulièrement sur toute la ligne dépendant de la puissance du courant.

Dans une rivière à courant lent, on préférera étaler la plombée, plomb par plomb sur toute la ligne pour gagner en naturel. La ligne mettra du temps à se mettre en place mais on lancera alors plus en amont.

Pour un courant plus soutenu, afin de ne pas devoir lancer beaucoup plus en amont et donc perdre en précision sur la longueur, on descendra les plombs en les regroupant progressivement pour favoriser la mise en place de la ligne plus rapide.

 

 

 

 

Au waggler

En anglais, to waggle signifie remuer ou frétiller ou dandiner. Le waggler est un flotteur généralement long droit ou avec un corps dans le bas.

Sa principale caractéristique (et en même temps son principal avantage)  est de n'être attaché à la ligne que par le bas.

La pêche au waggler permet de pêcher loin avec des flotteurs néanmoins sensibles. Cette distance de pêche est rendue possible grâce au fait que l'on utilise un nylon qui coule et que la parti immergée du waggler permet de noyer la bannière entièrement. Rendant ainsi l'effet néfaste du vent nul ou presque.

En fait, on délocalise un coup fixe (comme à la longue canne) vers un spot beaucoup plus lointain.

 

Amorce ou agrainage

Les puristes de l'anglaise ne verront que par l'agrainage pour jouer sur la discrétion, la surprise puis sur l’accoutumance. C'est une technique qui a fait ses preuves. Le must étant bien évidemment de pouvoir "préparer" son coup à l'avance en agrainant quelques jours auparavant.

On voit beaucoup de pêcheurs (français par exemple) amorcer leur coup à l'anglaise avec énormément de succès, on ne peut donc pas dire que ce soit négatif de le faire, il s'agit ni plus ni moins d'une pêche fixe à distance finalement.